Ville de Montmedy
 

 
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L'histoire de la citadelle

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Un site stratégique de tous temps

La forteresse de Montmédy, sentinelle aux portes de la Lorraine, se dresse avec majesté sur un promontoire rocheux à près de 300 mètres d'altitude.

Cette situation privilégiée lui a valu un passé glorieux. La ville a vu son sort étroitement lié a la destinée des peuples d'Europe et aux bouleversements de ses frontières.

L'histoire de Montmédy remonte aux temps les plus anciens. A l'emplacement de l'actuelle citadelle, les romains célébraient le culte de Mercure. Ils implantèrent une importante villa. La cité fut ensuite ravagée par les invasions de Francs et des Huns.

Le château de Mady

Il faut attendre le comté de Chiny fondé en 941 pour que Montmédy entre dans une histoire précise. En 1221, Arnould III, comte de LOSS de CHINY, fit construire le château de Mady. Notre ville devint ainsi la capitale du comté allant de Florenville à Carignan, de Neufchâteau à Virton.

Entre 1225 et 1239, le comte de Loos et de Chiny, Arnould III, fait de "Mons madiacus" sa capitale et y édifie un premier château fort.

Sous la domination des ducs du Luxembourg à partir de 1364, Montmédy et le comté de Chiny passent par succession à Philippe Le Bon, duc de Bourgogne, en 1462, puis à son fils Charles-le-Téméraire, mort devant Nancy en 1477. La fille de celui-ci, Marie de Bourgogne, apporte Montmédy à l'Autriche par son mariage avec l'archiduc Maximilien.

Charles Quint

Leur petit-fils, Charles Quint, héritier d'un empire "où le soleil ne se couche jamais", conscient de l'importance stratégique de Montmédy, dans la défense méridionale de ses Pays-Bas, fait entourer la ville haute de remparts bastionnés à partir de 1544.

Abdiquant en 1556, il laisse à son fils Philippe II, l'Espagne et les Pays-Bas, dont Montmédy faisait partie. Des gouverneurs issus de la famille d'Allamont y représenteront le pouvoir espagnol et s'y succèderont pour administrer la ville et le baillage de Montmédy. Les remparts seront érigés jusqu'au milieu du XVIIe siècle et auront alors l'essentiel de leur physionomie actuelle.

Le traité des Pyrénées

Le dernier gouverneur, Jean IV d'Allamont, seigneur de Malandry, est tué au cours du terrible siège de deux mois qui donne Montmédy à la France de Louis XIV, en 1657.

Le jeune roi et son premier ministre Mazarin, suivent de près la lutte sanglante entre les 736 hommes de la garnison et les 10 à 13000 assiégeants. Ceux-ci y perdront près de quatre mille tués et blessés.

Avec le traité des Pyrénées de 1659, Montmédy devient définitivement française.

Le génie de Vauban

Vauban, ingénieur militaire royal, apporte quelques modifications aux remparts de la ville haute et entoure la ville basse d'une enceinte bastionnée dont on aperçoit encore aujourd'hui quelques murs et deux échauguettes. Vauban et ses successeurs au corps du Génie renforceront aussi les atouts défensifs de la citadelle : casernes, fossés et chemins couverts de traverses.

L'histoire croise de nouveau la route de Montmédy en 1791, lorsque Louis XVI et sa famille s'enfuient de Paris. Ils devaient se rendre a Montmédy,où un logement les attendait dans le refuge des moines d'Orval. Mais la fuite du roi s'arrêta à Varennes...

Le Général Séré de Rivière

Après les bombardements et l'occupation prussienne de la guerre de 1870, Montmédy faisant partie de la ligne des forts de l'est, le Général Séré de Rivière fit construire dans la citadelle un casernement souterrain.

Montmédy connaîtra à nouveau des périodes d'occupations militaires durant la première et la deuxième guerre mondiale.

Vestiges du passé

A présent, la ville haute offre ses richesses, église, musées et maisons anciennes au regard des visiteurs, auprès de qui elle témoigne avec éclat d'un passé exceptionnel.

La visite des remparts permettra à chacun de comprendre et d'apprécier ce superbe travail réalisé par Charles QUINT, VAUBAN et Séré de Rivière.